<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Sitti Saïd Youssouf</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/" /> <subtitle>Lutter contre l'uniformisation ambiante de la pensée et du regard. &amp;quot;L'important, je m'en rends compte aujourd'hui, ce n'est pas de voir tous ces rêves accomplis, mais de les poursuivre, de les harceler, de les rêver&amp;quot; Gioconda Belli</subtitle> <updated>2008-07-24T08:41:07+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://sittilieuze.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La mécanique du désir au féminin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2008/05/04/la-mecanique-du-desir-au-feminin.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2008-05-04:1543383</id> <updated>2008-05-05T12:50:13+02:00</updated> <published>2008-05-04T12:40:00+02:00</published>   <category term="Parfums de lectures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  C’est un petit ouvrage de 200 pages, nourri par une joyeuse et brillante...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;C’est un petit ouvrage de 200 pages, nourri par une joyeuse et brillante légèreté qui, il ya quelques mois, sans bruit, a jeté&amp;nbsp; un beau pavé dans la marre des clichés véhiculés depuis des lustres par les médias, sur les désirs des femmes, leur sexualité, leurs aspirations… Il s’agit de &quot;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ce que femme désire&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&quot;, de Kadi Sy Bizet (médecin d’origine africaine, spécialisée dans le traitement des problèmes dermato-esthétiques des peaux noires et métissées) et Eliza de Varga (parolière et auteure, d’origine française). Ces dernières années, en effet, nombreux médias triomphalistes, les magazines féminins en tête, n’ont eu de cesse de nous rebattre les oreilles sur le sujet, à coup de gros titres tapageurs et d’articles fumeux&lt;b&gt;,&lt;/b&gt; sans consistance. Des &quot;&amp;nbsp;spécialistes&amp;nbsp;&quot; autoproclamés nous y ont servi, jusqu’à plus soif, moult histoires débiles de fantasmes et d’orgasmes, professant sans discernement, les normes d’un &quot;&amp;nbsp;droit à la jouissance&amp;nbsp;&quot;, valable pour l’ensemble de la junte féminine. Or, qu’en est-il vraiment&amp;nbsp;? Entre ces discours formatés, normatifs&amp;nbsp;et les attentes réelles des femmes, leur intimité et leurs sentiments, le fossé est pour le moins abyssal et le trio désir-plaisir-sexualité n'a jamais été aussi difficile à cerner. C’est pour rétablir les choses et donner à comprendre ce qu’est véritablement la mécanique du désir féminin, que les deux auteures ont réuni leurs plumes, en toute simplicité. Riches de leurs expériences et de leurs cultures différentes, elles ont pris le parti d’interroger l’Histoire, les mythes, les traditions, dans les sociétés occidentales comme africaines, mais aussi la philosophie, voire la psychanalyse&lt;b&gt;.&lt;/b&gt; Puis, elles sont allées à la rencontre d’autres femmes et d’hommes issus de divers horizons, lesquels se sont prêtés au jeu pour raconter leur rapport au désir, ce &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;carburant de vie, qui nourrit nos fantasmes et structure notre affect&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; Certaines comme Mariame livrent spontanément leurs fêlures,&amp;nbsp;leur combat lorsqu’il s’agit, par exemple, d’échapper au mariage forcé. D’autres, comme Eva, leurs doutes, leurs recettes de séduction et autres gris-gris ou leur soif de liberté d’aimer. De cette passionnante enquête, où l’on exalte le désir et révèle ses entraves depuis la nuit des temps, où l’on apprend pourquoi les femmes rient, pleurent ou jouissent, il en ressort que c’est avant tout, une affaire basée essentiellement sur le lien construit avec l’autre et vécue selon l’éducation, l’environnement, la trajectoire et la personnalité de chacun&lt;b&gt;.&lt;/b&gt; La démarche a permis également à Khadi Sy Bizet et Eliza de Varga, de sonder les courants successifs d’émancipation de la femme, les codes du désir et du jeux amoureux à travers les époques, ainsi que leurs problématiques actuelles. L’homme est-il devenu une femme comme les autres&amp;nbsp;? Que sont ces néo-amazones dont les attitudes &quot;&amp;nbsp;viriles&amp;nbsp;&quot; font flipper les hommes au point de les déviriliser ? Que sont les nouvelles abstinentes, les polyamoureuses...&amp;nbsp;? &quot;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ce que femme désire&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&quot; est un livre ludique écrit avec soin, sans prétention littéraire aucune, qui propose une déambulation à la fois sensible et lucide dans le cœur et l’esprit des femmes. C'est surtout&amp;nbsp;un antidote jubilatoire contre le bourrage de crâne ambiant, dans une société fragilisée, &lt;i&gt;où les valeurs et les règles du jeu amoureux ont changé et où chacun cherche sa place&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ce que femme désire&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp; par Khadi Sy Bizet et Eliza de Varga&lt;/p&gt; &lt;p&gt;éditions JC Lattès, 200 pp, 12 euros.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Merci et chapeau bas monsieur Césaire</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2008/04/28/merci-et-chapeau-bas-monsieur-cesaire.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2008-04-28:1539815</id> <updated>2008-05-04T12:20:45+02:00</updated> <published>2008-04-28T16:10:00+02:00</published>   <category term="Mon oeil" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Et voilà que le lion a tiré sa révérence. Le maître de la forêt des pieds...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Et voilà que le lion a tiré sa révérence. Le maître de la forêt des pieds nus, Césaire, le tant Aimé. Pour sûr, il va manquer à nombreux d’entre nous. Le chantre de la négritude. Celui qui a su, mieux que n’importe qui d’autre, dire non à l’ombre, aux ténèbres de l’asservissement de l’homme, au racisme et aux injustices sous toutes ses formes. Fort heureusement, il nous reste sa voix grandiose, qui résonnera longtemps encore dans nos oreilles et dans celles des générations à venir. Cette parole fondamentale, volcanique, rebelle, clamée dans cette langue à nulle autre pareille, qui s’est chargée de dénoncer, non seulement le sort réservé à l’homme Noir depuis des siècles, mais bien au-delà, de traduire, les interrogations,&amp;nbsp;les angoisses, la soif de liberté et les espérances de l’humanité tout entière dans la société contemporaine. A sa disparition il y a quelques jours, à l’âge de 94 ans, le grand homme n’est pas entré au Panthéon, comme l’ont réclamé, non sans arrières pensées,&amp;nbsp;des membres de la classe politique hexagonale. Certes, le prestige du lieu sied tout à fait à&amp;nbsp;cette figure d'exception. D'aucuns auraient même évalué le geste comme étant un juste retour des choses pour celui qui, de son vivant –et dieu sait si cette&amp;nbsp; plume immense l’aurait mérité- n'a pas eu non plus&amp;nbsp;sa place&amp;nbsp;à l’Académie Française! Pas dupes, ses proches ont&amp;nbsp;préféré la belle terre de Martinique pour laquelle, le poète comme l’homme politique qu’il était a tant donné et où il repose, désormais, auprès des siens. Mais alors que l'homme de l'abject&amp;nbsp;discours&amp;nbsp;de Dakar a décidé d'offrir des funérailles nationales&amp;nbsp;à Césaire, ce&amp;nbsp;légendaire insoumis qui avait d'ailleurs refusé de recevoir, il y a deux ans, l'ancien ministre de l'Intérieur devenu président,&amp;nbsp;pour cause de projet de loi sur &quot;le rôle positif de la colonisation&quot;,&amp;nbsp;il ne s’est pas trouvé –quel scandale!– un seul chef d’Etat, ancien ou actuel, de cette Afrique que l’ami de Senghor a tant chantée et portée toute sa vie dans sa chair et dans son esprit, pour venir saluer sa dépouille. Incompréhensible et impardonnable. Mais&amp;nbsp;l'heure n'est point&amp;nbsp;aux procès inutiles, voulez-vous. Laissons les uns à leurs velléités ambiguës de rédemption et les autres,&amp;nbsp;à leur confortable amnésie. Pour honorer&amp;nbsp;sa mémoire, le mieux serait de découvrir ou de redécouvrir les textes (poèmes, essais, pièces de théâtre…) de cet&amp;nbsp;illustre écrivain. Cet être unique, raffiné et pétri d'intelligence&amp;nbsp;dont André Breton disait -littéralement bouleversé&amp;nbsp;lorsqu'il fut confronté, par hasard, en 1941, à la puissance du &quot;&amp;nbsp;Cahier d’un retour au pays natal&amp;nbsp;&quot; (eouvre majeure et fondatrice, que Césaire a écrite à seulement 25 ans)-, qu’il était &quot;non seulement un Noir mais tout l’homme… le prototype de la dignité&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Une femme debout</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2007/12/12/une-sacree-mere-courage.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2007-12-12:1441695</id> <updated>2008-04-28T17:27:43+02:00</updated> <published>2007-12-12T02:25:00+01:00</published>   <category term="Parfums de lectures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>   Elle a tout vu, tout entendu, tout vécu. Son corps flétri, fatigué, est...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Elle a tout vu, tout entendu, tout vécu. Son corps flétri, fatigué, est aussi vieux que le siècle. Mais Fdéla, elle, a la ferme intention de rester debout. Jusqu’au dernier souffle. Rien, pas même sa mémoire qui flanche, &quot;&amp;nbsp;&lt;i&gt;ce vieux sac vide usé jusqu’à la trame&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&quot;, ne peut l’empêcher de nous raconter son histoire. Une histoire qui se confond avec celle du Maroc, depuis l’occupation par la France en 1912, jusqu’aux émeutes de Fès, en 1990. &lt;i&gt;Le ciel sans détours&lt;/i&gt;, dernier roman de Kébir M Ammi, est le portrait de cette femme libre, courageuse, d’une inébranlable dignité, ayant connu toutes les vicissitudes, les revers du destin, les humiliations, sans jamais baisser les bras. Vagabonde lumineuse, elle fut, en effet, esclave, vendeuse de fruits à la sauvette sur le marché, prostituée, &quot;&amp;nbsp;dealer&amp;nbsp;&quot;, chanteuse de cabaret… Elle a connu la rue, a dormi à la belle étoile, fut torturée puis, jetée en prison. Sa peau porte les marques indélébiles des ces épreuves, celles de l’histoire de son pays qu’elle a sillonné du nord au sud, d’est en ouest, celles des tourments de son époque et de la folie des hommes. Qu’importe&amp;nbsp;! Fdéla n’est pas femme à s’apitoyer sur son sort. Malgré son grand âge, elle continue de se battre, comme hier, avec la même ténacité, contre toutes les formes d’injustice, pour la liberté. Et de profiter de chaque instant de bonheur que la vie veut bien encore lui offrir. C’est un récit passionnant, plein de souffle et de rebondissements. Emaillé parfois d’images violentes, il s’y installe pourtant, très vite, un climat de douceur à l’intérieur duquel circule une philosophie, une vision du monde remplie d’amour et d’espérance qui se laisse tranquillement attraper. On retrouve une fois encore, avec bonheur, cette construction à la musique limpide et précise, cette langue savoureuse foisonnante de poésie et de générosité que l’auteur maîtrise à la perfection. Puis, cette écriture où l’on déguste les mots avec un plaisir gourmand, qui sait ciseler les situations, les décors, vous faire arpenter les lieux comme si vous y étiez, glisser dans l’esprit des personnages pour partager leurs émotions et leurs sentiments. A travers cette mémoire à rebours d’une héroïne anonyme, Kébir M. Ammi dessine avec une implacable lucidité, sans fioritures ni jugement, une fresque de ce Maroc qui l’a vu naître, avec ses zones d’ombres et de lumière. Tout au long de ces 310 pages faites d’allers-retours entre passé et présent, rêve et réalité, différents lieux, différentes époques, il décrypte, en filigrane, la complexité du monde et des rapports humains. Autour de la narratrice -imperturbable Fdéla s’exprimant à la première personne-, l’auteur aligne avec sa fine plume habituée à ce genre d’exercice, une galerie de personnages inattendus et souvent insaisissables. Totalement habité par cette mère Courage insoumise et audacieuse, Kébir M. Ammi qui, par ailleurs, nourrit une profonde aversion pour l’évidence, la facilité, prend un malin plaisir à entraîner le lecteur dans des voies sans issue. Pour mieux construire une représentation de la réalité où ce dernier devient seul maître à bord, avec toutes les cartes en main pour se faire sa propre opinion. Au fil des pages, on palpe cette saine arrière pensée chez un auteur qui donne l’impression de ne pas vouloir seulement nous conter une histoire, fût-elle attachante. De livre en livre, Kébir M. Ammi invente des personnages qui savent raconter ses propres questionnements, ses propres errances, ses origines. A travers la trajectoire de Fdéla, il revient, cette fois, après l’Algérie de son père dans &quot;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Apulée, mon éditrice et mo&lt;/i&gt;i&amp;nbsp;&quot;, son précédent ouvrage, explorer le &quot;&amp;nbsp;sein&amp;nbsp;&quot; maternelle du Maroc. Et lui entonner ce chant d’amour qui résonne au plus près des blessures, des révoltes et du cœur. &lt;i&gt;Le ciel sans détours&lt;/i&gt; est un texte d’une épaisseur littéraire remarquable, bercé tout entier par une rage folle de vivre et d’aimer. Un régal. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;&amp;nbsp;Le ciel sans détours&amp;nbsp;&quot;&lt;/i&gt;, Kébir M. Ammi, Gallimard, 310 p., 19 euros&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>C'est quoi le bonheur?</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2007/04/18/happy-birthday-to-you.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2007-04-18:1253815</id> <updated>2007-04-19T18:48:21+02:00</updated> <published>2007-04-18T19:40:00+02:00</published>   <category term="Tentatives poétiques" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Un don du ciel&amp;nbsp;jailli de mes entrailles&amp;nbsp;un beau matin d'avril...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Un don du ciel&amp;nbsp;jailli de mes entrailles&amp;nbsp;un beau matin d'avril&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;c'était hier, il y a&amp;nbsp;tout juste onze ans, aujourd'hui, mon amour&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le bonheur chaque jour renouvelé a la couleur de tes yeux&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;même&amp;nbsp;embués de larmes, parfois, lorsque tu es contrarié&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le bonheur a la douceur de ton sourire, de ta peau&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;de tes éclats de rire,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;de tes bras autour de moi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le bonheur a le goût de tes mots tendres, de tes questions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;de tes emballements lorsque je te dis &quot;NON&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le bonheur c'est le défi d'être à l'écoute de tes peurs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;tes doutes, de tes passions&amp;nbsp;et de tes idées bien arrêtées&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le bonheur&amp;nbsp;ressemble à&amp;nbsp;tes rêves qui grandissent trop vite&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;il a le charme de&amp;nbsp;tes «&amp;nbsp;je t’aime&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;les matins de soleil&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;celui&amp;nbsp;de tes&amp;nbsp;petites crises,&amp;nbsp;les soirs de pluie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le bonheur, c'est ton oeil qui brille et ton intérêt pour tout&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;c’est quelque chose, j'en suis sûre,&amp;nbsp;comme ton être tout entier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Et je n’aurai pas assez d’une vie, mon amour&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;p&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;our&amp;nbsp;te dire,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;chaque jour que dieu fait&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;à quel point tu comptes pour moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Au revoir Monsieur l'Abbé</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2007/01/24/aurevoir-monsieur-l-abbe.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2007-01-24:1166889</id> <updated>2007-01-25T23:45:01+01:00</updated> <published>2007-01-24T01:55:00+01:00</published>   <category term="Mon oeil" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Je ne suis pas très douée pour les nécrologies ou, pour dire vrai, je n’aime...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Je ne suis pas très douée pour les nécrologies ou, pour dire vrai, je n’aime pas trop ça. Car, l'exercice cache,&amp;nbsp;à mon sens, ce côté un peu &quot;trop facile&quot; de&amp;nbsp;dire des choses&amp;nbsp;sur quelqu'un qui n'est plus là pour les entendre. L’Abbé Pierre, comme chacun sait, vient de rejoindre son Créateur, ce 22 janvier, à l’âge de 94 ans.&amp;nbsp;De son vivant, il&amp;nbsp;n’a d'ailleurs jamais été porté sur les honneurs, ni les cérémonies et encore moins les compliments.&amp;nbsp;Et puis,&amp;nbsp;que pourrais-je ajouter à ce qui a déjà été dit sur cet être rare ayant consacré toute sa vie aux plus démunis&amp;nbsp;? Qui, en tout temps et en tous lieux a agi, au nom de ceux auxquels il a tenté et réussi, souvent, à donner un toit, un couvert et&amp;nbsp;surtout une dignité? J’ai eu l’occasion, l’année dernière, à la sortie de son dernier ouvrage, de dire, ici même, dans une note intitulée «&amp;nbsp;&lt;b&gt;Le vieil homme et l’amour&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», mon admiration et mon profond respect pour cet illustre personnage qui reposera, dans quelques heures, dans le cimetière d’une petite commune de Normandie, aux côtés de ses vieux compagnons de combat. Ainsi, le fondateur du mouvement Emmaüs a tiré sa révérence et comme des millions de gens, je suis triste. Mais je ne pleure pas.&amp;nbsp;Car, je crois qu'il&amp;nbsp;n'aurait&amp;nbsp;pas du tout apprécié&amp;nbsp;que l'on verse des larmes sur sa dépouille, alors qu'il a voué son existence&amp;nbsp;à les empêcher de couler, chez les adultes comme chez les enfants.&amp;nbsp;Et qu'il n'avait surtout pas peur de la mort, au contraire.&amp;nbsp;Se sachant sur le départ,&amp;nbsp;n'a-t-il pas lui-même tenu,&amp;nbsp;il y a peu,&amp;nbsp;ces propos&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;p&lt;i&gt;our moi,&amp;nbsp;la mort&amp;nbsp;n’est pas une fin mais une continuité. C’est comme quitter l’ombre pour entrer dans la lumière&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Aussi, je me permets de m’adresser à toi, cher Abbé Pierre, pour te dire&amp;nbsp;simplement &lt;strong&gt;au revoir&lt;/strong&gt; et&amp;nbsp;&lt;strong&gt;merci&lt;/strong&gt;. Merci d’avoir existé même si tu pars, après tant d’années de lutte, sans avoir pu vivre, un seul jour, dans un monde plus juste. Merci d’avoir été là, le temps que tu as pu, pour ceux qui vont, grâce à toi, pouvoir encore&amp;nbsp;passer l'hiver au chaud. Merci, surtout, d’avoir su transmettre à d’autres, à travers le monde, un peu de ta volonté d’ &quot;&lt;em&gt;essayer d’aimer&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/span&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>C'est quoi une bonne résolution?</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2007/01/05/c-est-quoi-une-bonne-resolution.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2007-01-05:1146420</id> <updated>2007-01-05T17:12:08+01:00</updated> <published>2007-01-05T14:10:00+01:00</published>   <category term="Mon oeil" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  A chaque début d’année, c’est pareil. J’entends toujours autour de moi la...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;A chaque début d’année, c’est pareil. J’entends toujours autour de moi la même rengaine&amp;nbsp;: &lt;i&gt;je vais arrêter de fumer, de boire, de dépenser sans compter et faire des économies, je vais me mettre au sport, lire tous les bouquins qui traînent sur les rayons de ma bibliothèque, en acheter plein d’autres,&lt;/i&gt; (surtout les derniers prix littéraires, histoire d’avoir l’air intelligent et d’être dans le vent, n’est-ce pas)&lt;i&gt;, aller plus au cinéma, au concert, au théâtr&lt;/i&gt;e&lt;em&gt;, faire du bénévolat&lt;/em&gt;… Que sais-je encore&amp;nbsp;? Bilan de l’année écoulée, le soir du réveillon&amp;nbsp;? Très souvent, pas grand chose. Il m’arrive aussi, comme tout le monde, aux premiers jours de chaque nouvelle année, de me mettre plein d’étoiles dans les yeux, voire de me promettre de me décrocher moi-même la lune puisque, personne n’a été foutu, jusqu’ici, d’accomplir «&amp;nbsp;ce petit geste symbolique&amp;nbsp;» pour moi. Et de m’apercevoir, par la suite, que je n’ai pas réalisé la moitié de ce que j’avais prévu, par manque de temps ou de courage. C’est bête non&amp;nbsp;? Alors voilà, c’est décidé&amp;nbsp;: aucune résolution pour 2007. Non pas que tout soit parfait, juste l’envie de me lever chaque matin, sans pression et essayer, autant que faire se peut, de faire ce que j’ai à faire et «&amp;nbsp;réussir&amp;nbsp;» chaque journée. Sans oublier de garder le sourire et de partager ce que je peux avec les autres. Vu comme ça, ce n’est pas transcendant, je vous le concède. Mais ça n’est pas rien de réaliser, à son rythme et par les temps qui courent, ses rêves et ses projets. C'est même un défi majeur d'essayer de vivre, tout simplement, dans un monde devenu fou à lier, sans repères, où tout le monde court dans tous les sens, sans raison, où il n’y a de loi que celle des puissants, où des milliers de personnes meurent chaque jour de faim, de froid, à cause de la guerre, des catastrophes naturelles&amp;nbsp;ou pire,&amp;nbsp;de l’indifférence générale. Bonne et heureuse année, tournée vers vous et les autres, bonnes résolutions ou pas.&lt;/span&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Mes aventures burkinabées</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2006/12/31/mes-aventures-burkinabees.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2006-12-31:1140682</id> <updated>2007-01-04T01:11:38+01:00</updated> <published>2006-12-31T08:00:00+01:00</published>   <category term="Ailleurs si j'y suis" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Ce n’est pas vraiment une suite de ma dernière petite virée mouvementée au...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ce n’est pas vraiment une suite de ma dernière petite virée mouvementée au Burkina Faso car, l'histoire qui suit date d’environ 10 ans. Je m'y trouvais alors pour la sixième fois consécutive,&amp;nbsp;et cette fois-là, dans le cadre du célèbre Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Faut que je vous dise tout de suite que j’ai la &quot;fâcheuse&quot; habitude, lorsque je suis en reportage dans un pays ou un autre, de faire une entorse au cadre déterminé au départ, pour partir un peu à l’aventure, au gré de mes envies et de mes rencontres. Et des opportunités que m’offrent souvent les situations. Sans doute ne dois-je pas être la seule à agir de la sorte et c’est tant mieux. Une fois de plus donc, j’avais faussé compagnie à mes petits camarades et me suis envolée à bord d’un petit bi-moteur tout rouillé, piloté par un jeune aventurier français installé depuis peu dans le pays. Direction, Bogandé, à l’Est, en pays Gourmantché, une région enclavée, pourvue, en tout cas à l’époque, de peu de structures sanitaires et de beaucoup d’handicapés moteurs notamment à cause de la polio. J’ai visité un Centre de rééducation et d’appareillage créé par une organisation non gouvernementale&amp;nbsp;: Action de Solidarité Internationale (ASI) dont l’un des objectifs est de traiter les patients, bien sûr, mais aussi de leur permettre une réinsertion dans leur milieu social. Ce qui m’a le plus touchée est la possibilité donnée aux jeunes handicapés, jusque-là laissés-pour-compte, de se prendre en charge, d’apprendre un métier, comme celui de fabriquer et de changer eux-mêmes leur propres prothèses ou leur chaises roulantes. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance d’Adama, 20 ans qui, pour la première fois de sa vie, pouvait se déplacer d’un coin à l’autre dans son village, sans demander de l’aide. Un sacré bonhomme qui m’a entraîné dans l’atelier de soudure où il était apprenti afin de m’initier, bien vainement d’ailleurs, aux secrets de sa «&amp;nbsp;débrouillardise&amp;nbsp;». Un magnifique beau parleur qui se lamentait, entre autres, de ne pouvoir me présenter à sa fiancée. J’ai été frappée par sa joie de vivre, ses yeux qui riaient même si, parfois,&amp;nbsp;ce qu'il racontait était loin d'être drôle, son optimisme et sa rage de réussir. Je suis sortie de là, regonflée à bloc. Envolés, mes petits soucis de maux de tête, de fièvre et d’intoxication alimentaire. Au retour le soir, dans la capitale, je devais assister à un défilé de mode, présenté devant un parterre d’officiels, de toute la crème ouagalaise et des journalistes. Et allons-y pour les paillettes, les discours… Tout ceci m’a semblé, tout d’un coup, tellement dérisoire que j’avais presque honte d’être là. Mais c’est comme ça. Une fois en France, j’ai juste fait un petit article dans mon journal sur cette expérience en catimini. Autrement dit, pas grand chose. Dernièrement, lorsque je me suis retrouvée à nouveau dans ce pays, j’ai regretté de n’avoir pu retourner voir Adama et ses amis. Peut-être est-il marié aujourd’hui et a-t-il des enfants qui courent dans son propre atelier&amp;nbsp;? C’était en tout cas son projet et j’espère de tout cœur qu’il l’a réalisé. J’ai fait, heureusement, cette fois encore, à Ouaga, d’autres rencontres improbables tout aussi passionnantes. Comme celle d’Antoine, Dieudonné et Isidore. Des p’tits bouts de 11, 10 et 8 ans dont je vous parlerai avec plaisir dans les prochaines notes. Bon réveillon ainsi que le meilleur pour l’année qui commence. Et que l’amour vous protège.&lt;/span&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Danse entre les balles</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2006/12/29/danser-entre-les-balles.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2006-12-29:1139202</id> <updated>2007-01-20T02:23:36+01:00</updated> <published>2006-12-29T15:10:00+01:00</published>   <category term="Ailleurs si j'y suis" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  «&amp;nbsp;Pas de nouvelles, bonnes nouvelles&amp;nbsp;», comme on dit. Tout va...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&amp;nbsp;Pas de nouvelles, bonnes nouvelles&amp;nbsp;», comme on dit. Tout va donc très bien, merci. Enfin presque. Car, récemment, celles que j’aurais pu vous livrer, si l’occasion m’était donnée, depuis un joli coin d’Afrique que j’aime particulièrement, n’étaient pas toutes des plus agréables. Il s’agit d’une escapade à Ouagadougou. Vous savez, la capitale du «&amp;nbsp;Pays des hommes intègres&amp;nbsp;», le Burkina Faso, où je suis allée couvrir la naissance de &lt;em&gt;La Termitière&lt;/em&gt;, le premier Centre de développement chorégraphique africain. Initié par deux enfants du pays -Seydou Boro et Salia Sanou, deux chorégraphes de réputation internationale qui oeuvrent depuis des années en faveur de la professionnalisation de l'art chorégraphique en Afrique-, ce bel édifice dédié à la danse contemporaine mais aussi à d'autres disciplines artistiques est situé dans l’un des quartiers populaires de la ville. Son inauguration en grande pompe marquait également le début de la sixième édition de la biennale «&amp;nbsp;Dialogue de corps&amp;nbsp;», l’un des plus intéressants festivals internationaux du genre dans la région,&amp;nbsp;dont les deux compères sont à l'origine. Tout avait donc si bien commencé et la fête promettait d’être belle. Seulement voilà. Trois jours après que les premières compagnies invitées se sont déployées sur les planches de la très belle salle de spectacle toute neuve, Ouagadougou s’est mis à vibrer non plus, hélas,&amp;nbsp;sur les pas de danse, mais plutôt sous le bruit des bottes et des mitraillettes. Une pluie de tirs, de balles&amp;nbsp;et de terreur déversée par les militaires en riposte à une fusillade menée contre eux la veille par des éléments de la police. Bilan de ces folles nuits du 19 et 20 décembre derniers&amp;nbsp;: 6 morts (plus du double selon l'homme de la rue), des bâtiments publics saccagés, quelques magasins pillés, des véhicules et des commissariats incendiés et quelques centaines de détenus dans la nature. Difficile pour les organisateurs du festival de poursuivre la manifestation sous le couvre-feu alors imposé. Néanmoins, une fois ce dernier levé, toutes les compagnies ayant fait le déplacement d'Afrique, d'Europe et d'Amérique se sont unies par solidarité et ont présenté, chacune, un large extrait de leur travail. Afin de finir, malgré tout, en beauté et faire triompher l’art face à la bêtise des hommes.&lt;/span&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Bravo l'artiste!</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2006/11/07/bravo-l-artiste.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2006-11-07:1066197</id> <updated>2006-11-08T11:54:20+01:00</updated> <published>2006-11-07T16:05:00+01:00</published>   <category term="Parfums de lectures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Alain Mabanckou, sans doute, l’auteur africain le plus en vogue à l’heure...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Alain Mabanckou, sans doute, l’auteur africain le plus en vogue à l’heure actuelle a obtenu, hier, le &lt;strong&gt;prix Renaudot&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;2006&lt;/strong&gt; pour son dernier roman, «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Mémoires de porc-épic&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», paru aux éditions du Seuil. Fable animale philosophique pleine de poésie, d’humour et d’imagination qui participe, à coup sûr, tout comme l’ensemble de son œuvre, à donner des nouvelles saveurs et des couleurs à la langue française. L’année dernière, déjà, cet écrivain congolais de 42 ans, professeur de littérature francophone à l’université de Californie Los Angeles (Ucla) a raté seulement d’un poil, la prestigieuse distinction, avec son désormais célèbre et truculent «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Verre cassé&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Et le voilà qui l’emporte, cette fois, pour la grande satisfaction de ses nombreux admirateurs, dont je fais partie. Et tant pis pour les jaloux et les esprits chagrins. Néanmoins, cette joie que nous partageons avec lui, ne change rien à ce que nous pensons de la basse guéguerre&amp;nbsp;que se livrent, depuis trop longtemps, sur notre dos…et notre porte-monnaie, les maisons d’éditions et leur système d’attribution des prix littéraires. Ce système vérouillé&amp;nbsp;par l'hypochrisie bien partagée où l’on ne récompense pas forcément le meilleur livre, même si cela peut arriver, parfois.&amp;nbsp;Ce qui est le cas, dieu merci,&amp;nbsp;pour ces «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Mémoires de porc-épic&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», que&amp;nbsp;des milliers de&amp;nbsp;lecteurs trouvent tout à fait à leur place en haut du podium. Aussi, à&amp;nbsp;ces &quot;confessions&quot; hérissées de piquants régénérateurs comme à leur auteur, toute l’Afrique debout, souhaite bon vent. Et pour une fois, depuis le balcon et non du trente-sixième dessous.&lt;/span&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>sittilieuze</name> <uri>http://sittilieuze.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Waed Bouhassoun: une étoile venue de Damas</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sittilieuze.blogspirit.com/archive/2006/10/27/waed-bouhassoun-l’etoile-montante-de-la-chanson-arabe.html" />  <id>tag:sittilieuze.blogspirit.com,2006-10-27:1052169</id> <updated>2006-11-05T12:36:29+01:00</updated> <published>2006-10-27T02:20:00+02:00</published>   <category term="Des arts et des artistes" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Un visage d’ange illuminé par des grands yeux verts, une volumineuse...</summary> <content type="html" xml:base="http://sittilieuze.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Un visage d’ange illuminé par des grands yeux verts, une volumineuse chevelure brune et un timbre de voix comme on en entend qu’exceptionnellement. Waed Bouhassoun est une jeune chanteuse syrienne qui explore le patrimoine musical arabe ancien et se réapproprie, entre autres, le répertoire de l’indéboulonnable icône Oum Kalsoum. &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Elle est la seule, à l’heure actuelle à pouvoir tenter d’approcher une telle perfection&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, déclare à son propos, Muhammad Qadri Dalal, directeur de l’Institut de musique d’Alep (deuxième ville de Syrie) et l’un des plus grands luthistes que compte aujourd’hui le Moyen-Orient. Le maître sait de quoi il parle, puisque c’est lui-même qui a auditionné la jeune chanteuse, il y a quelques mois, avant de décider de mettre son ensemble &lt;i&gt;Ornina&lt;/i&gt;, à sa disposition. C’est ainsi, accompagnée par cet orchestre prestigieux composé de six musiciens (un tambourinaire, un souffleur de nây, un joueur de qânûn, deux violonistes et Muhammad Qadri Dallal en personne au oud), que la belle chrysalide en pleine mue s’est révélée dernièrement au public parisien, le temps de deux concerts. L’un donné à l’auditorium de l’Institut du Monde Arabe, l’autre à la Maison des Cultures du Monde.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Lors de ce double&amp;nbsp;«&amp;nbsp;examen de passage&amp;nbsp;» international, après celui réussi avec brio, quelques semaines au-paravant, devant le public d’Alep dont on dit qu’il est le plus exigeant du monde Arabe, Waed Bouhassoun a tout simplement prouvé qu'il faudra, désormais, compter avec elle. Certes, son entrée en scène manque encore de l’assurance et du cérémonial que seules, savent créer les grandes divas dont elle marche, pourtant, sur les traces.&amp;nbsp;Lorsqu'elle&amp;nbsp;attaque son programme&amp;nbsp;avec &lt;i&gt;Aube quand tu apparais&lt;/i&gt;-une chanson syrienne des années 50-, après l’introduction musicale, &lt;em&gt;Bashraf Hijaz,&lt;/em&gt; on la sent même un brin crispée, malgré son joli sourire qui ne la quittera pas jusqu’à la fin de son tour de chant. Mais très vite, c’est une Waed transformée, habitée, qui se lance dans l’interprétation de &lt;i&gt;Ô toi qui voyages seul&lt;/i&gt;, puis de &lt;i&gt;Et les jours passent&lt;/i&gt;, joyaux auréolant la couronne de la reine Oum Kalsoum, signés Mohamed Abdel Wahab. Elle est là, impériale, debout au milieu de la scène, mains levées, coudes fléchis, comme pour une prière, partant chercher jusqu’au au fond de son être, cette&amp;nbsp;force&amp;nbsp;insoupçonnée, qui&amp;nbsp;lui faire tenir et vibrer les notes à merveille, au point de faire oublier qu'elle débute seulement dans le métier. Sa voix rappellant incroyablement celles des grandes chanteuses arabes des années 30-50, se livre alors à des variations époustouflantes:&amp;nbsp; elle se déploie en montant vers les aigus et s’arrête délicatement vers les sommets, prend son temps, avant de redescendre,&amp;nbsp;le tout dans une parfaite&amp;nbsp;maîtrise du souffle à vous arracher des frissons. Des purs moments de grâce. Et dire que jusqu’au heureux concours de circonstances ayant conduit à son audition,&amp;nbsp;cette jeune femme de 27 ans&amp;nbsp;ignorait totalement posséder un trésor vocal de cette facture&amp;nbsp;! En effet, Waed Bouhassoun poursuivait tranquillement son apprentissage du oud au sein de l’ensemble féminin de musique classique au Conservatoire de Damas, persuadée, alors, que sa carrière de musicienne était toute tracée. Il a fallu juste un petit rôle dans une pièce de théâtre sélectionnée, il y a un an,&amp;nbsp;au 9&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; festival de l’Imaginaire, l’obligeant à chanter un extrait de poème devant le directeur sortant de la Maison des Cultures du Monde, Chérif Khaznadar, pour que le miracle se produise. Pour le plaisir assuré de ceux qui vont bientôt découvrir, à travers une série de concerts prévus prochainement dans plusieurs pays arabes,&amp;nbsp;cette étoile montante dont le prénom, si bien porté,&amp;nbsp;signifie littéralement «&amp;nbsp;promesse&amp;nbsp;».&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  </feed>