18.04.2007

C'est quoi le bonheur?

Un don du ciel jailli de mes entrailles un beau matin d'avril

c'était hier, il y a tout juste onze ans, aujourd'hui, mon amour 

Le bonheur chaque jour renouvelé a la couleur de tes yeux

même embués de larmes, parfois, lorsque tu es contrarié

Le bonheur a la douceur de ton sourire, de ta peau

de tes éclats de rire, de tes bras autour de moi

Le bonheur a le goût de tes mots tendres, de tes questions 

de tes emballements lorsque je te dis "NON"

Le bonheur c'est le défi d'être à l'écoute de tes peurs

de tes doutes, de tes passions et de tes idées bien arrêtées

Le bonheur ressemble à tes rêves qui grandissent trop vite

il a le charme de tes « je t’aime » les matins de soleil 

celui de tes petites crises, les soirs de pluie

Le bonheur, c'est ton oeil qui brille et ton intérêt pour tout

c’est quelque chose, j'en suis sûre, comme ton être tout entier

Et je n’aurai pas assez d’une vie, mon amour 

pour te dire, chaque jour que dieu fait

à quel point tu comptes pour moi.

30.04.2006

Je te salue

Corps moite qui dit les angoisses des enfants des rues 

Corps luisant qui crie dans la jungle des tabous

Corps-tambour qui résonne dans le ventre des océans

Corps-buvard qui éponge les larmes des peuples opprimés

Je te salue

Corps meurtri qui dessine les arabesques du temps

Corps brûlé qui écrit le début et la fin des saisons

Corps-bulle qui pétille dans le creux des nuits sans fin

Corps-miroir sans tain qui fige les promesses oubliées

Je te salue

Corps enivré d’amour qui chante la pluie, le soleil et le vent

Corps félin qui raconte l’ivresse des tendres années

Corps–pétale qui annonce l'arrivée des beaux jours

Corps qui danse, danse, danse, jusqu’à la fin des temps

Je te salue

08.01.2006

Mes voeux pour toi

En 2006, je voudrais dans le creux de ma main t’offrir la lune. Soulager d’un long baiser enflammé tes douleurs, ta peine. Te débarrasser de tes peurs, des boursouflures du temps qui passe. Apaiser d’un souffle léger ta rage, tes humeurs. Te mettre délicatement du baume au cœur.

En 2006, je voudrais t’emmener au bout du monde. Prendre l'air dans un coin bercé par le vent où tu pourrais sentir, à midi, la terre frémir sous le feu du soleil. Ecouter, à la nuit tombée, les arbres donner aux amants des leçons de piano. Et les oiseaux multicolores, tout ailes déployées, reprendre Bach en chœur.

En 2006, je voudrais te raconter, au coin du feu, mille et une histoires. Te chanter la légende de ces petits cailloux effervescents perdus dans le vaste océan. Celle de ces hommes morts pour avoir rêvé de liberté, un soir de pleine lune. Ou de ces femmes dont le cœur bat au rythme des saisons.

En 2006, je voudrais voir danser dans tes yeux la flamme des jours sans pluie. Suivre le bruit de tes pas dans les allées fiévreuses des amours vierges. Te regarder embrasser avec frénésie les pétales d’une aube de printemps. Ouvrir grand la porte de ton cœur meurtri, de tes envies prisonnières et laisser entrer le jour.

19.10.2005

Les mots

Les mots qui fâchent

Les mots qui blessent

Les mots qui manquent

Les mots qui tuent

 

Les mots qui courent le long des chemins

Les mots qui nous brûlent le ventre

Les mots qui sèment le chaos et la désolation

Les mots qui nous précèdent dans la tombe

 

Les mots qui n'ont aucune importance

Les mots qui laissent des traces

Les mots que l'on oublie de dire

Les mots qui sont de trop

 

Les mots qui nous consolent et caressent nos sens

Les mots qui donnent des couleurs aux choses

Les mots qui nous font pousser des ailes

Les mots qui nous font aimer la vie

18.10.2005

J'irai avec toi

J'irai avec toi

Là où le ciel fait l'amour à la terre

Où les yeux des enfants brillent comme des étoiles

 

J'irai avec toi

Là où les hommes ne font pas la guerre

Où l'on chante l'amour et bénit le lever du jour

 

J'irai avec toi

Là où les gens ne connaissent pas la peur

Où la misère s'est fait la belle

 

J'irai avec toi

Là où les âmes sont pures

Où l'on aime rire, danser et jouir

 

J'irai avec toi

Là où les femmes sont libres comme l'air

Où pour l'une d'entre elles, tu décrocherais la lune

Adieu Princesse

Toi l'aventurière des terres jamais foulées

Gardienne d'une mémoire aux quatre vents

Icône déchue des temps révolus

Va rejoindre ton frère

Mon père

 

Toi l'étoile incandescente des mers déchaînées

Porte-parole du souffle flamboyant de la nuit

Marchant aux hurlements des vents

Va rejoindre ton frère

Mon père

 

Toi la source des bonheurs contrariés

Promesses des rendez-vous manqués

Et des adieux incongrus du petit matin

Va rejoindre ton frère

Mon père

 

Va lui dire que l'herbe a poussé sur le refrain des premiers pas

Que le sourire s'est figé sur le front du jour naissant

Que la pluie ruisselle sur mes joues fières

Va rejoindre ton frère

Mon père

17.10.2005

Les amants du lac salé

Les voilà revenus de leurs périples insensés

Epuisés par leurs milliers de nuits à la belle étoile

L'échine courbée sous le poids de leurs amours mortes

 

Les voilà tenant à peine sur leurs jambes écorchées

Perdus dans les dédalles de la ville endormie

Fouillant comme des damnés, les décombres de leurs étreintes

 

Les voilà qui avancent lentement vers le précipice

Les yeux voilés par leurs mensonges, leurs déchirements

Sans un mot, sans remord, ni regret

 

Les voilà qui s'embrassent au milieu des vomissures du temps

Blottis, l'un contre l'autre, dans un ultime élan de désir

L'oeil tourné vers l'horizon, vers l'aube d'un improbable printemps